Sur: Sony PS3

Suite et fin des aventures du Fantôme de Sparte dans sa quête de vengeance contre les Dieux, et plus particulièrement Zeus.

Non, je n’ai pas de PS3 et non, je n’ai pas “joué” à proprement parlé à ce quatrième opus (si l’on tient compte de Chains of Olympus sorti sur PSP) de la saga God of War. Alors de quel droit rédige-je un Post à ce sujet? Suis-je de ces journalistes qui se permettent d’écrire des pages sur un sujet qu’ils ou elles ne connaissent pas (ou peu)? Pas vraiment. Disons que God of War, c’est moi. C’est mon truc à moi. Rien qu’à moi… Mon prééécieeeuux! Plus sérieusement, n’ayant ni la console, ni le temps d’y jouer, je me suis offert un petit plaisir de voyeur: zyeuter le jeu au travers des différentes vidéos présentes sur Youtube, et en HD si possible.

Dès lors, je pense pouvoir faire une critique qui, si elle nécessite quelques corrections ou commentaires, poura être complétée par quiconque ayant achevé l’aventure.

God of War, c’est depuis le début une sensation de démesure. C’est un jeu, un vrai, pour nous les hommes. Jusqu’à présent, la PS3 n’avait que des jeux pour enfants ou pour fillette. Unchartered 2, Darksiders, Devil May Cry 4 et même le très prometteur Bayonetta… tout ça n’était que l’ombre de ce que la PS3 pouvait proposer. Le mètre-étalon (ou maître étalon dans ce cas) ne pouvait être que God of War. Humour douteux mis de côté, Divine Retribution (GoW 2) était tellement poussé qu’il devait probablement mettre la PS2 à genoux et la repoussait dans ses derniers retranchements. Dès lors, il fallait inévitablement faire encore mieux avec une machine au moins dix fois plus puissante (la PS3, donc).

C’est ce qui a été visiblement réussi. La recette ne change pas vraiment et c’est tant mieux. L’histoire reprend là où les scénaristes nous avaient lâchement abandonnés à la fin de Devine Retribution: Kratos fait l’escalade du Mont Olympe juché sur le dos (ou dans le dos) de Gaïa, titan mère de Zeus aidant Kratos depuis son décès au début de GoW2. Outre des améliorations au niveau des armes (les Lames d’Athéna sont bien évidemment toujours là), le jeu s’est surtout doté de “Boss” dignes de ce nom. Jugez plutôt: Poséïdon, Hermès, Cronos (titan père de Zeus), Hadès (frère de Zeus) et Zeus himself, pour la seconde fois.

Là où le jeu fait mal (aux rétines), c’est dans sa mise en scène. D’ailleurs, j’ai remarqué qu’étonamment, GoW3 n’a pas eu la même couverture médiatique, y compris sous nos latitudes, qu’un Manhunt 2 jugé excessivement violent et qui a dû être lamentablement édulcoré pour être vendu (je le sais, je suis en train d’y jouer sur PSP. Le post concerné suivra d’ailleurs ultérieurement). Mais Manhunt 2 c’est Bambi ou Rox et Rouky, alors que God of War 3 c’est Massacre à la Tronçonneuse Unrated! Jugez plutôt:

L’affrontement avec Hermès, le messager des dieux, est superbement mis en scène: cela commence par une poursuite. Il faut courrir après Hermès qui ne cessera de nous narguer (Tu es lent, Kratos. Faut-il que je ralentisse? Tu n’y arriveras jamais. Etc.) Après une minute de course (alors que je ne faisais que regarder), j’avais déjà envie de lui faire goûter mes Lames d’Athéna. Mais une fois que le combat approche de la fin (il y a un petit moment de course-poursuite, suivi d’un combat difficile en raison de sa vitesse de déplacement), un QTE (Quick Time Event – scène où il faut appuyer sur le bouton correspondant) nous montre Kratos expliquant sa façon de penser à notre amis ailé: il court vite? Coupon-lui une jambe, puis l’autre.

Je pourrais aussi donner l’exemple du combat avec Poséïdon qui s’achève par un QTE également, mais où nous “vivons” la scène des yeux de Poséïdon lui-même alors qu’il se fait littéralement marteler la tête par Kratos.

Mais en dehors de cela, GoW 3 c’est encore beaucoup plus et je pourrais écrire des pages et des pages, tellement j’ai été enthousiasmé de découvrir le bijou que ce jeu est. Après, on adhère ou pas au genre, mais c’est je pense l’un des Beat Them All, voir l’un des jeux d’action les plus mature qu’il m’ait été donné de voir. Une dernière scène qui m’a presque scié: la rencontre avec Héphaïstos, le forgeron des Dieux… Tout bonnement colossal.

En conclusion, est-ce que j’achèterai une PS3 pour y jouer? Peut-être, mais le temps me manque et j’ai déjà tant de jeux à faire sur PC, Gamecube, PS2, PSP, DS et X360… Sans compter qu’un nouvel opus de God of War est en préparation sur PSP (situé quelque part entre God of War et Devine Retribution).

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